15 juillet 2006
C'est bien la guerre au Liban
Envoyé par un ami

Le bombardement continue sur Beyrouth et le reste du Liban 18 ponts sont touches, on n'arrive pas a faire arriver de l'aide a certaines régions, de plus 7 hôpitaux ont été touches dans le sud....
les parents d'un ami qui vivent pres de SAIDA dans le Sud, vivent sous leur maison, car ils ne peuvent plus échapper et venir vers Beyrouth, toutes les routes sont coupées... Les routes vers la Syrie aussi.. conséquence: pas d'aéroport au Liban, et blocus maritime et routier, on est coince ici! merci pour tous ceux qui m'invite chez eux.. mais par quel moyen?
En voulant encercler le Hezbolah, Israel nous a encercle aussi... cute non?
l'aide humanitaire c 'est mise en place dans les régions chrétiennes, mais on n'arrive pas a la faire arriver a la région de la banlieue pillée.... Chou ? vous pensiez que j'allais vous envoyer que des mauvaises nouvelles?
Quand même! il est vrai qu'on
est cynique et réfugiés, et avons peur, mais il y a ces
petites joies! dommage que je n'ai pas pu offrir des BAKLAWA ET
petits fours, ce sont de petits gâteaux libanais, très
caloriques , que nous offrons ici a chaque belle occasion,
l'occasion était belle oui, mais cela aurait été
je le pense indécent! voila en bref...
A la montagne le son des bombardements et moins forts, avec les moteurs électriques, on peut voir la télévision et les news, on sait un peu ce qui arrive, et le soir, on peut dormir un peu mieux car le son est moins fort! sauf quand ils frappent le Nord et la Bekaa... les avions passent au dessus de notre tête....
Les touristes, cela va sans dire ont quitte les hôtels... et ont essayer de prendre la fuite par la Syrie: l'aéroport de Beyrouth étant ferme a cause des frappes israéliennes qui l'ont détruit...
J'oublie de vous dire qu'ici les
réactions sont mitigées: entre colère contre
Israel, peur et désarroi avec la destruction de toutes les
grandes routes libanaises, mais aussi colère contre le Hezb,
colère non seulement de beaucoup de Chrétiens, mais
aussi de beaucoup de musulmans... pour ceux qui ont vécu ici,
ils savent de quoi je parle...

01 juin 2006
Journée internationale de la Francophonie 2006
Rapport de la journé internationale de la Francophonie 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
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29 mars 2006
LE BURUNDI AU CŒUR DE LA FRANCOPHONIE A BEYROUTH
Incroyable, mais vrai! Une journée de marque pour le Burundi et le monde francophone à Beyrouth, capitale du Liban, dit le pays du cèdre. La journée internationale de la francophonie, organisée par le bureau Moyen-Orient de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), a laissé une trace ineffaçable, dévoilant à un public francophone, largement ignorant de la culture burundaise, un pays aux multiples facettes.
Sous le haut patronage de SE M. Tarik Mitri, ministre de la culture au Liban, cet évènement fut marqué par diverses activités : 
- conférences-débats portant sur « la francophonie dans le concert de la communication »
- manifestation culturelle des pays francophones,
- concours « Toi, moi, tout un monde francophone »,
- et bien d’autres activités.
Nul n’ignore qu’au cœur de la société de l’information, la francophonie poursuit sa voie en s’appuyant sur l’essor des communications basées sur la fibre optique et les canaux satellitaires. Dans le même temps, la francophonie fait valoir sa volonté d’ériger une société basée sur des principes de respect des identités et de la diversité culturelle et linguistique.
Coté culturel, l’objectif principal de cette journée célébrée le 21/3/2006 au campus numérique francophone de l’AUF, dans le pôle technologique BERYTECH, était d’inviter le public à tisser des liens avec tous les acteurs de la francophonie au Liban. Pour ce faire, les boursiers de l’AUF, actuellement en formation au Liban, ont exposé les richesses de leurs pays d'origine respectifs : Cambodge, Cameroun, Egypte, France, Georgie, Maroc, Tunisie, et bien sûr le Burundi. Un stand était également consacré à la culture libanaise.
Le Burundi, qui participait pour la 1ère fois à cette manifestation, a démontré ses richesses culturelles, artistiques, économiques et scientifiques. Son stand était richement décoré par le drapeau National et des objets d’art : tambour, tableaux et outils traditionnels, produits locaux comme le café et le thé. Des photos des paysages burundais ont suscité l'admiration de nombreux visiteurs.
Le public fut surpris de découvrir combien l’Afrique des grands lacs renferme une originalité sans égale, notamment dans les domaines de la musique et du cinéma qui animent l’espoir d’une région en voie de renaissance.
L'organisation d'un petit concours permit à un public enthousiaste de découvrir que le Nil prend sa source au Burundi et que l'on surnomme ce beau pays "Burundi, le cœur de l'Afrique". Une raison de plus de dire que le Burundi était vraiment au cœur de la francophonie à Beyrouth durant cette journée.
A toute cause, à toute fin utile, un grand hommage au consulat burundais au Liban pour avoir grandement contribué à la réalisation de cette exposition.
Que vive la mobilité universitaire pour un meilleur monde francophone !
Par NAHAYO Fulgence
DEA en Modélisation et Simulation Informatique
UNIVERSITE LIBANAISE
16 mars 2006
Accueil
Bienvenu sur mon blog consacré au Liban francophone
Journée internationale de la Francophonie 2006
La Francophonie se fête dans le monde le 20 mars 2006.
A cette occasion une Semaine Francophone aura lieu dans le monde du 20 au 21 mars 2006. Le français n’est pas une langue qui ne se parle qu’en France. Loin de là ! Parlé par 175 millions de personnes, il a statut de langue officielle, seul ou avec d’autres langues, dans 29 Etats ou gouvernements membres. L’Organisation Internationale de la Francophonie regroupe 53 états et gouvernements sur les cinq continents. Ces Etats sont rassemblés autour du partage de la langue française et de valeurs communes. La Francophonie est au service de la paix, de la solidarité et du développement durable.
Journée Culturelle Agence universitaire de la Francophonie (AUF)/Association des Boursiers de l’AUF (ABUF) au Liban
Patronage : Ministère de la Culture
Lieu : Campus numérique Francophone de Beyrouth (CNF) (Berytech)
Date : mardi 21 mars - à partir de 15h
Organisateur : CNF de Beyrouth, BMO, ABUF
Partenaires : Ciel - IDM - Libanvision - Librairie Le Point - Lily in the box - Nakhal - Sets - TV5
Programme
Stands d’exposition des différents pays (Burundi, Cambodge, Cameroun, Egypte, France, Géorgie, Liban, Maroc et Tunisie)
Présentation de documents audiovisuels
Concert "Chaîne de l’Espoir"
Concours
-Meilleur stand des pays exposants
-“Toi, moi, tout un monde francophone“
-Liban - Blog : Parlez de votre vie francophone au Liban
Remise des prix des concours ![]()
Soirée dégustation des plats typiques des pays francophones
Lire le message du SG:Message_de_Monsieur_Abdou_Diouf2.doc
10 mars 2006
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Je profite de cette tribune qui m’est offerte à travers ce blog, pour parler d’une action de cœur que je mène avec l’association Village de Secours et d’Espoir (VISE), association que j’ai crée avec quelques étudiants de la région sahélienne du Cameroun et grâce à l’aide d’une communauté religieuse.
Depuis quelques années, l’Afrique subsaharienne apparaît comme la région du monde la plus touchée par le VIH/SIDA. Selon les estimations de l’ONUSIDA, sur les 13,7 millions d’africains qui sont atteint de la maladie, la plupart mouront au cours des dix prochaines années. Qui plus est, les réseaux de sécurité sociaux et économiques qui pourraient venir en aide aux orphelins, se sont effondrés.
Ainsi, les mots et les chiffres sont donc impuissants pour exprimer la détresse des enfants devant leurs parents mourant ou morts. Abandonnés à eux-mêmes, n’ayant pas accès aux services et aux systèmes d’assistances, ils vivent au jour le jour dans un dénuement total et sans avenir.
Parce que le SIDA est entrain de détruire tout l’espoir de l’Afrique incarné par cette jeunesse, toute une génération peut être perdue si des mesures urgentes ne sont pas prises. Combattre ce fléau est possible à la seule condition que la riposte soit soutenue par une volonté de grande envergure et à long terme.
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Tant qu’il y aura des hommes !
Dans les yeux d’un enfant au regard sans lueur,
Une main qui s’étend comme un cri vers moi,
Qu’importe son nom et qu’importe sa couleur
Qu’il soit d’ici ou de là-bas !
Je veux crier pour ceux qui n’ont pas de voix
Au fond de leur cœur je te voie
Dans les yeux d’une fille que les mains ont sali
une main qui réclame un espoir qui s’en va,
Dans la main qui condamne à la mort à l’oublie,
Qu’elle soit d’ici ou de là-bas !
Je veux parler pour ceux qui n’ont pas de voix
Je veux crier pour tout ceux qu’on n’entend pas
Tant qu’il y aura des hommes assez fous pour aimer
Tant qu’il y aura des femmes à genoux pour prier
Tant qu’il y aura des filles le cœur ouvert pour donner
J’aurais tué mes envies de tout laisser tomber
Je veux crier pour ceux qui n’ont plus de choix
Je veux prier pour ceux qui n’ont plus le droit
Philippes Découroux
Credit Lyonnais Maroua, au bénéfice du Crédit du Sahel / Pour cpte : ASSOC. Village de Secours et d'Espoir, N°: 33 289 1707 31500 O N° SWIFF : CRLY CM CX - DLA Site du VISEDéclaration d’association N°00744 / RDA / J06 /BAPP
Siège social BP. 2943 Yaoundé, situé à Nylon-Bastos / Cameroun
Tel: (237) 986 12 37 / 9399448
e-mails : gadder_a@yahoo.fr / villagesecours@yahoo.fr
Cpt banque:
Afriland First Bank (Yaoundé Hotel de ville) n° 00872331501-34
Nos actions
- Scolariser les orphelins (OEV)*
- Rechercher des parrains ou tuteurs pour les orphelins
- Fournir aux tuteurs les ressources nécessaires au démarrage des A.G.R. (activités génératrices des revenus)
- Counselling.
- Assurer la formation aux droits de l’enfant.
- Prise en charge sanitaire des orphelins
- Création des villages d’accueil
* orphelins enfants vulnérables
Vous pouvez vous aussi vous joindre à cette action. voici mon courriel:gadder_a@yahoo.fr tél.03/424229 (provisoire) ou par la représentante du VISE au Liban 03/859322
09 mars 2006
Visite au consulat du Cameroun au Liban
Le Cameroun comme bon nombre des Etats d’Afrique n’ont pas d’ambassade au Liban depuis le début de la guerre civile de 1975. Si la situation est redevenue normale, la diplomatie n’a pas encore pris le pas sur le mouvement des populations. Toutefois, des consulats honoraires sont bien implantés et permettent de jouer la liaison diplomatique qui manque à une relation harmonieuse entre les nations.
Le consulat du Cameroun, se trouve dans l’immeuble GEMA du quartier Dbayé, banlieue nord de la capitale libanaise. Il est situé dans une belle bâtisse dont une vue parfaite donne sur la mer. Il n’est pas facile pour un nouvel usagé de se retrouver dans le consulat, car aucune indication n’est donnée pour permettre une localisation aisée du site.
A votre arrivée au 9e étage, vous êtes accueilli par une secrétaire toujours souriante qui vous demande ce qu’elle peut faire pour vous. Bien évidemment elle comprend qu’il s’agit soit d’un visa pour le Cameroun lorsqu’on est un libanais ou simplement un problème de vie consulaire si l’on est un camerounais. Après ce check, le consul est immédiatement à votre disposition.
Son Excellence Monsieur Jean Aboud, homme d’affaire et juriste est le Consul honoraire de la
république du Cameroun au Liban. La mine toujours allègre, il accueil tous les Camerounais avec le légendaire « Tout va bien ? Tu as besoin de quelque chose ? », expressions généralement utilisées chez les libanais comme civilité, mettant en phare la sollicitude qu’ils sont prêt à apporter. S.E. Monsieur Jean Aboud le vit avec la communauté camerounaise qui se limite à une quarantaine de ressortissant. Il raconte volontiers toutes les actions en faveurs des travailleuses en difficulté. Cela est d’autant vrai qu’il paraît évident qu’il ne lésine pas sur les moyens lorsqu’il faut secourir un camerounais en difficulté. D’ailleurs, pour toutes les manifestations culturelles de la Francophonie, il a toujours été au côté des étudiants pour leur faciliter la tâche.
Les camerounais au Liban se sont organisés en association. Un rapport mensuel des réunions est envoyé au consulat qui joue un rôle de coordination. Actuellement, l’association est entrain de réviser ses statuts.
Les paradoxes libanais
Le Liban ou Loubnan en araméen signifie«la montagne Blanche», c’est-à-dire celui de sa chaîne de montagnes toujours enneigées. C’est ce beau pays indexé par son légendaire cèdre, que m’a souvent raconté par mon père ; grand admirateur des héros de la guerre libanaise. Bizarre ! Vous avez dit bizarre ! Rien de bizarre ! Mon papa est un ancien combattant, mais grand auditeur de RFI. Laissons mon père au Cameroun.
La guerre du Liban a divisé pendant 17 ans la ville de Beyrouth en deux ; Beyrouth Est et Beyrouth Ouest. La ligne verte ou ligne de séparation, ce mur de Berlin de l’Orient chrétien et musulman fut la rue de Damas. La ligne de la haine porte le nom de la capitale de l’ex-occupant. 1 million de Syriens au Liban. 4 millions d’habitants. Il semble que la vie est meilleure chez ceux qu’on occupe disait quelqu’un. C’est ça le Moyen-Orient !
Mais qui a violé Beyrouth l’ancienne Suisse de l’Orient ? Qui a fait de ce beau pays le terrain vague de la guerre des autres ? Qui veut pour une fois que le dialogue interlibanais est engagé jeter dans la rue les vieux démons de la discorde ? Oui le Liban est une exception, qui se nourri de ses paradoxes.
Si la guerre a déménagé à la frontière sud, il reste que les stigmates demeurent encore sur les murs les corps et la conscience. Beaucoup a changé ; le centre ville s’est reconstruit une beauté, celle d’un Down Town lift qui fait face aux ruines cicatrisées d’impacts de balles et d’obus. Même la statue de la place des martyres la plus photogéniques au monde, continu de vivre son martyr. Beyrouth est maintenant violée par les boutiques fashion, ses terrasses huppées et ses rues piétonnes comme si le mot piéton avait un sens chez les Libanais ! Souvent il arrive de voir des chauffeurs pour qui les signaux de la route sont facultatifs.
Si l’alcool est « haram » la rue Mono s’est fait la spécialité des Hard Rock Café ou Phalangistes et Amalistes se rencontrent dans une ambiance bon enfant. Mac Donald et Ramadan, Hezbollah et Pepsi-cola riment désormais. Liban, paradis des paradoxes, vous avez dit ! Allez à Hamra Street pour voir ces femmes voilées qui entrent dans ses innombrables boutiques de lingeries fines et de décolletées.
Beyrouth ce n’est pas qu’Achrafieh et Hamra. Allez à Ain al-Mreisse. Partout des affiches, les portraits des martyrs, le visage de la propagande. Vous trouverez même le portrait de l’ayatollah Khomeiny. Le mécène du Hezbollah. Martyr ? Chef politique ? Affiche publicitaire ? Non ! Moi non plus je n’en sais rien ! Là-bas à l’opposé de la mignonne étudiante de Beyrouth qui parcoure les magasins en mini, c’est la jolie voilée qui fait ses achats dans les marchés de rue.
Le Liban des paradoxes ! Hé toi qu’es-ce que tu fais ici ? Tu travail chez qui ? (Au Liban aucun africain ne peu s’installer à son compte – c’est la loi – même si en Afrique tous les Libanais sont la bienvenue et ont tous les droits possibles). Je suis étudiant à l’USJ. Pourquoi le Liban si tu peux te payer des études à l’USJ, pourquoi n’être pas parti en France ? « Nous voulons tous quitter ce putain de pays ! » Ah oui c’est ça le Liban. Alors que le monde entier est intéressé par le Liban les libanais veulent tous partir.
Qui restera ? Que restera t-il ? Quel paradoxe ! Qui vivra verra !
02 mars 2006
Carnet de voyage
Dans le cadre des mobilités des étudiants francophones, j’ai obtenu une bourse de 5 mois qui devrait me permettre de finaliser mon mémoire de DEA en philosophie politique à l’université Saint-Joseph de Beyrouth. Pour beaucoup de mes amis le Liban n’était pas un pays fréquentable, je ne devrais pas aller là-bas. Pourtant rien n’a pu entamer ma détermination, celle d’aller vers la découverte de ce mystérieux pays d’orient où plusieurs civilisations se sont succédées, écrivant ainsi l’un des pans le plus impressionnant de l’histoire du monde.
C’est en septembre 2003 que j’ai pris mon départ pour le Liban à bord d’un airbus de la compagnie Brussels. L’avion était équipé de petits écrans tactiles individuels ce qui permet de choisir son programme à bord et notamment ce que je préfère le plus le film de comédie. Après une escale de 6 heures de temps à l’aéroport internationale de Bruxelles, j’ai pris un autre vol, cette fois ci de la compagnie Syrian airways. Ce 2 ème vol de 4h s’est déroulé sans aucun problème, nous avons survolé entre autres
Comme prévu mon landing visa qui m’avait été envoyé par l’AUF reçois une confirmation, je paye
30 $. Ma valise est arrivée sans dommage sur le tapis roulant. Le plus dure reste à faire : retrouver seul le foyer de la Sagesse à Achrafieh où trois étudiants Cambodgien m’attendent. Erreur je ne connais pas les tarifs des taxis pour venir de l’aéroport à Achrafieh. Ne connaissant pas la ville, je me fais avoir par le chauffeur de taxi qui me prend USD 50 $, alors que le tarif normal est de 5,000 LL soit environ USD. Je retrouve enfin le foyer de la Sagesse après avoir été baladé par le taximan dans tout le secteur Achrafieh. Il est presque minuit, des jeunes qui rodaient par là se proposent de m’aider à porter ma valise jusqu'à dans le hall de réception. Je refuse, ils insistent, la peur au ventre j’acquiesce, cela me vaudrait 5 $.
Je suis enfin content de pouvoir retrouver mes amis cambodgien (Luy, Vantharoth, Praseth), je passe la première nuit sur un lit aménagé à la va-vite. Après 5 jours passé dans ce foyer, je vais opter finalement pour le Foyer Saint-Jean Saint-Pierre, situé à une rue perpendiculaire à la rue Mono.
Première découverte de Beyrouth
Armé de vagues souvenirs issus médias du dernier conflit libanais, des noms non moins célèbres tel que Michel Aoun, Samir Geagea, Joumblat, Beyrouth Est, Beyrouth Ouest…hantaient encore mon esprit. Le moment n’était pas opportun pour me faire une opinion de l’état politique du pays. Il y avait la paix, c’était l’essentiel. Le musée était donc ma première destination hors du foyer de l’université et de l’AUF. Il était magnifique. Restauré et reconstruit après la guerre civile, c’est un imposant édifice situé à un carrefour non loin de l’Ambassade de France. Le tarif de l’entrée n’est pas très exorbitant et en plus on peut payer en dollar lorsqu’on n’a plus de livres libanaises. La qualité du musée est exceptionnelle pour la région même si le nombre de pièces présentées n’en fait pas un passage incontournable. L’ensemble se répartit sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée se trouvent les pièces les plus massives (mosaïques, sarcophages, statues…) alors que le niveau supérieur regroupe différentes pièces présentées chronologiquement de la préhistoire à l’ère islamique. Le tout est très bien présenté avec des légendes en arabe, français et anglais et pour les objets les plus petits des loupes sont à disposition. Bref, de quoi passer quelques heures à admirer toutes ces merveilles.
Quel que jour après, il fallait découvrir le visage de Beyrouth. A un carrefour je tombe sur deux bâtiments ravagés par la guerre civile. Ils sont saisissants par toute l’histoire qu’ils dégagent et tellement symboliques de ce par quoi le pays est passé durant 16 ans. En allant vers le centre ville en suivant la ligne verte qui séparait les chrétiens des musulmans pendant la guerre. La place des martyrs est méconnaissable, c’est normal elle a subit un véritable martyre J’ai beau avoir jeté un coup d’œil aux photos présentes dans le guide, je ne peux m’imaginer cette place qui ressemble à un vrai chantier avec une énorme mosquée en construction et des terrains vagues. Le secteur en construction est rebâti avec des immeubles aux couleurs villes qui tranche véritablement avec les habitations que j’ai vu jusqu’à présent mais c’est l’image du nouveau Beyrouth.
Par endroit le centre ville a été si bien restauré que l’on se croirait sur la côte d’un pays occidental avec des couleurs très chaleureuses et une propreté autour de ces immeubles à vous couper le souffle. Dans ce secteur, les belles voitures sont légions et on doit se frotter les yeux pour se rendre à l’évidence, les Ferrari, Z4, X5 et autres derniers modèles Mercedes ou BMW font bien partis de la carte postale locale. La zone de la place de l’étoile n’a rien à envier à la 5ème avenue ou aux Champs Elysées.
Sur le chemin du retour, je semble un peu perdu. Je m’approche d’un libanais pour lui demander
un renseignement, il feint de ne m’avoir pas vu, j’insiste… il m’ouvre grandement ses yeux comme pour me dire : « tu ne peux pas me laisser tranquile ? » et disparaît aussitôt ; je me fais une opinion : les « Libanais sont xénophobe », je ne voulu pas penser au racisme. Je me débrouille, finalement je retrouve mon chemin.
Avec des amis libanais, en l’occurrence Merguedich Joulakian (d’origine arménienne) et Mireille Salam, je vais découvrir le Liban de fond en comble. Je vous détaillerais certains voyages dans d’autres pages de ce blog.
la France , la Hongrie, la Turquie et la Crête avant de nous diriger sur Beyrouth où nous avons atterri vers 22h local (GMT+2). L’atterrissage est assez spécial puisque du côté droit de l’appareil nous ne voyons le sol qu’au dernier moment, on a ainsi l’impression que le pilote va faire un amerrissage.
28 février 2006
PRÉSENCE DE LA LITTÉRATURE LIBANAISE SUR INTERNET
Les mystères de l'Orient ne laissent jamais l'Occidental indifférent, et cela depuis les croisades. Encore de nos jours, on remarque un engouement pour la culture maghrébine. Littérature, musique, chanson raï, on parle davantage du Maroc et de l'Algérie que du Liban. Mais même si le Couchant éclipse le Levant, la littérature libanaise ne cesse de fasciner par ses contrastes, sa richesse et sa diversité. Cette littérature est à l'image de son pays, dont les contrastes géographiques servent de décor au pluralisme culturel, religieux, linguistique et même, littéraire. Ainsi, Le Rocher de Tanios d'Amin Maalouf laisse le lecteur admiratif et rêveur des splendeurs du Liban, alors que La Maison sans racines d'Andrée Chedid peut émouvoir jusqu'aux larmes. Soit que ce pays émerveille par ses récits inspirés des Mille et une Nuits, soit qu'il ébranle par le témoignage de la triste réalité de la guerre - voir l'article de Julia Schmidt sur une décennie d'écrivains libanais durant la guerre. Cette diversité ne peut qu'émerveiller le lecteur lassé des canons classiques ou de la modernité occidentale. En effet, l'alliance de la langue française et de la culture arabe crée un renouveau dans l'univers littéraire, ce qui incite le lecteur à en savoir davantage sur le Liban. Il se transforme donc en internaute pour partir à la quête d'informations sur ce merveilleux pays.
Utilisant les moteurs de recherches, l'internaute compose divers mots-clefs tels que «littérature libanaise» ou «essayistes libanais». Pourtant, la frustration s'empare rapidement de lui lorsqu'il se voit offrir de la cuisine libanaise (rien n'est plus désopilant qu'une recette de couscous alors qu'on espérait des vers et de la prose). L'internaute ne se décourage pas pour autant. Il s'arme de patience et poursuit son investigation. Mais quel que soit le moteur de recherche (Yahoo!, Dogpile, Google, Altavista), on lui propose des sites qui confondent, un peu légèrement, la culture libanaise avec la cuisine du pays. Pire encore, le Liban se résume parfois à des sites touristiques, où l'on évoque avec émerveillement son paysage, sa mer, ses hôtels chics... Heureusement, l'internaute parvient à trouver des sites libanais qui présentent le pays sous un jour moins superficiel.
Le sympathique Marc Chelhot, étudiant à Beyrouth, fait découvrir le Liban au monde entier. Il présente un Liban sérieux, entretenant l'internaute de la situation politique, la guerre, les événements avec Israël, etc. Ce site est idéal pour connaître autre chose du Liban que les lieux touristiques. Malgré cela, l'internaute ne peut s'empêcher de remarquer quelques désavantages. Des liens activés s'annoncent inexistants, parce qu'ils sont encore en « construction ». De plus, le dernier renouvellement date de 1999. L'internaute se désespère aussi de l'absence d'une chronique littéraire. Au fil des ses investigations, il trouve accès à l'adresse électronique du Café du Liban qui, situé à Beyrouth, laisse ses clients « chatter » avec les internautes du monde entier.
Un client du Café du Liban se fait une joie d'informer l'internaute avide de culture libanaise. Il lui dit qu'il existe des moteurs de recherches arabes tels que WebArabic ou encore LebHost (Lebanon's Premier Search Engine). De plus, on peut avoir accès à la Bibliothèque nationale du Liban. Rassuré, notre internaute exécute les commandes pour accéder à ces merveilleuses adresses. Malheureusement, le moteur de recherche WebArabic ne peut répondre à ses investigations littéraires. Quant à LebHost, les informations sont certes disponibles mais restreintes. De plus, l'internaute occidental est déçu de la Bibliothèque nationale du Liban qui lui déclare que « La Bibliothèque n'est pas en activité actuellement. »
Suite à ces échecs, l'internaute se plaint auprès de son correspondant libanais. Ce dernier le rassure, et soutient que la littérature libanaise d'expression française est surtout supportée par la presse « en ligne ». Le Libanais réfère notre internaute à des adresses électroniques incontournables, c'est-à-dire la Revue du Liban et L'Orient-Le Jour qui consacrent d'importantes chroniques à l'actualité littéraire et culturelle. Pour gagner un peu de temps, le Libanais suggère aussi les deux principaux dictionnaires des auteurs libanais.
L'internaute est comblé. Il remercie son correspondant et active l'adresse électronique de la Revue du Liban. Première revue d'expression française, elle donne accès à des liens utiles en ce qui concerne la francophonie et le Liban. Quant à L'Orient-Le Jour, premier quotidien de langue française au Moyen-Orient, sa page de présentation annonce : « La plupart des figures marquantes de l'intelligentsia et de la littérature libanaise francophone signent dans L'Orient-Le Jour. » Ce journal fait plaisir à lire, car il traite non seulement de la littérature libanaise, mais également de la littérature francophone. De plus, il donne accès à ses archives de 1982 à 1997, et présente le journal d'hier et d'aujourd'hui.
Satisfait, l'internaute inscrit ces adresses dans son répertoire. Puis, il active les adresses électroniques des dictionnaires. Tout le monde connaît le fameux dicton : « De deux maux, il faut choisir le moindre. » L'internaute va à l'inverse de ce dicton en commençant d'abord par le site d'Alexandre Najjar. La page de Najjar, intitulée Site des écrivains libanais francophones, est un survol de la littérature libanaise d'expression française. Il s'agit d'un index bibliographique recensant plus de 150 poètes, romanciers, nouvellistes, dramaturges, philosophes, essayistes, chroniqueurs et critiques libanais de langue française. Malgré cela, l'internaute est surpris par la pauvreté de la présentation. Alexandre Najjar se contente de citer quelques titres, négligeant parfois les dates importantes ou les caractéristiques de l'oeuvre. Cette description sommaire ne peut donner une idée claire des écrivains. De plus, ce dictionnaire n'étant qu'une partie du site, on découvre un paradoxe des plus surprenants.
Alors qu'il parle peu des auteurs libanais, Alexandre Najjar parle beaucoup de lui. Il donne des détails sur sa vie privée, exhibe des photographies personnelles, présente ses réponses au questionnaire de Proust, suggère des extraits de ses propres textes et, comble de narcissisme, révèle les critiques des journalistes. Si Najjar avait mis la même minutie pour les auteurs libanais, son site aurait été des plus intéressants, songe l'internaute, en proie à une vive déception.
Après avoir exploré ces sites, notre internaute réfléchit. Au Liban, il ne semble pas y avoir de sites appartenant, dès le départ, à l'univers virtuel. En effet, la Revue du Liban, L'Orient-Le Jour et le Site des Écrivains Libanais Francophones sont connus généralement par le médium du papier. L'Orient-Le Jour, par exemple, est disponible en journal de papier dans le monde entier, partout où se trouve les communautés libanaises francophones. Quant au site d'Alexandre Najjar, il est une anthologie de papier connue sous le titre Pérennité de la littérature libanaise d'expression française.
Cette situation amène l'internaute occidental à se questionner sur la place de la littérature libanaise sur le web. Il tape la mention « liban textes électroniques », mais cela n'aboutit qu'à des recherches stériles (l'inévitable recette de couscous). Cette absence de textes électroniques est tout de même révélatrice quant à la présence de textes narratifs libanais sur le web. L'internaute en vient à la conclusion que la littérature n'est pas la principale préoccupation de ce pays. Cette certitude se confirme lorsque l'internaute réalise que le site de la Bibliothèque et Conservation du Patrimoine Graphique du Liban, dont il a conservé un si bon souvenir, a disparu faute d'encouragements et de subventions de la part des autorités libanaises affirment les responsables. Les Libanais semblent n'utiliser les ressources du cyberspace que pour des raisons économiques et scientifiques. L'internaute occidental s'informe auprès de son correspondant libanais.
Ce dernier, un peu las, affirme que le Liban a une prédilection pour la langue française, depuis le temps des Croisades. Malgré cela, la littérature libanaise d'expression française est très jeune ; elle n'existe que depuis la fin du XIXe siècle. Il admet qu'il faut déjà connaître les auteurs lorsqu'on consulte les dictionnaires. Si un auteur libanais de langue francophone souhaite se faire connaître, il ne doit pas compter sur un site libanais spécialisé en littérature d'expression française. Ce genre de site n'existe pas. L'auteur libanais doit jouer en solo et créer sa propre page web, afin de faire connaître son oeuvre au monde entier. Tel est le cas du conteur Jihad Darwiche - ce dernier proposant deux contes sonores en ligne - et de la poète Nadia Tuéni.
« Le Liban ne se soucie donc pas de sa littérature ? » demande l'internaute. Son interlocuteur libanais est un peu embêté, surtout lorsqu'il lui rappelle que l'Université Saint-Esprit de Kaslik possède une Faculté des Lettres dont le système scolaire est identique à celui de la France. Mêmes cours, mêmes types de iplômes... On ne retrouve rien sur la littérature libanaise ; tout est axé sur la langue française, les langues étrangères et la linguistique. Le correspondant libanais réplique que l'Université Libanaise de Beyrouth enseigne les langues et les littératures arabe, française et anglaise. Qu'en est-il de la littérature francophone du Liban ? Voilà la question que pose l'internaute à son correspondant libanais. Celui-ci se fatigue. Il conclut par cette citation de Saher Khalaf (Littérature libanaise de langue française, Éditions Naaman) : On peut s'interroger sur la position actuelle de la langue arabe au Liban. Afin d'éviter tout apriorisme, il convient de préciser que, malgré la place privilégiée qu'occupe la langue française dans ce pays, l'arabe y demeure la langue principale, et si tout Libanais cultivé peut parler couramment une ou deux langues étrangères, il n'en demeure pas moins fier de bien connaître l'arabe qu'il considère après tout comme sa langue maternelle.
Puis, l'internaute libanais dit à l'internaute d'Amérique du Nord que si ça ne lui plaît pas, qu'il aille donc au Liban Contact, question de voir s'il y était. L'internaute se rend à l'adresse suggérée, mais n'y trouve pas son correspondant libanais. Il peut cependant remarquer que Liban Contact est un site créé par un organisme francophone. Cette page montre différentes facettes du Liban : éducation, recherche, économie, média, presse, culture, vie pratique. Il donne accès à des liens intéressants, entre autres la presse du pays (L'Orient-Le Jour, La Revue du Liban). Seulement voilà, Liban Contact ne développe pas sur la littérature. De plus, le Liban n'est qu'un pays parmi tant d'autres, sur la liste des pays francophones.
Notre internaute est un peu découragé. Il a dû pardonner à Google de confondre le Liban avec le Maghreb. Il a du fermer les yeux lorsque Dogpile, croyant aider, donne des tuyaux sur la littérature d'Algérie. Il en voulait au cyberspace de confiner le Liban à son aspect touristique et pittoresque. Maintenant, il en veut au Liban de négliger sa propre littérature. Quant à la francophonie, elle n'offre guère de meilleures possibilités. L'internaute doit donc poursuivre ses recherches. Il compose tous les mots-clefs imaginables : contes libanais, conteurs libanais, contes arabes, culture arabe, mashrek, romans arabes,etc.
À travers ce périple virtuel, il rencontre le site Planète Québec qui suggère un lien avec le site de Khalil Gibran, de toute évidence un poète fort apprécié du Liban. « Encore un cas isolé », proteste l'internaute. Cette protestation est causée par la rencontre de la presse française « en ligne ». Pas un de ces sites n'est spécialisé en la matière de la littérature libanaise, si ce n'est pour évoquer des cas isolés dans une mer de journaux. Une vague revient souvent, celle de Libération. L'article sur Ghassan Fawaz est un bon exemple de la dépendance de l'écrivain libanais envers la France. Ainsi , la littérature libanaise n'est qu'un supplément du Magazine littéraire du mois de novembre 1997. Même ce magazine spécialisé remarque la situation précaire de la littérature libanaise. En s'excusant, le Magazine Littéraire dit ne présenter que des auteurs dont l'oeuvre est actuellement disponible en France, « sans pour autant oublier de mettre en relief l'importance d'écrivains de renom qui, inexplicablement, n'ont pas encore suscité l'intérêt des éditeurs français, comme Said Akl, Toufic Youssef Awad, Maroun Abboud, Mikhail Naimeh, Amin Rihani, Khalil Takieddine.»
Ces écrivains ont choisi le français comme moyen d'expression. Afin d'accéder à une certaine reconnaissance, ils acceptent de dépendre de la France , avec l'air de dire qu'il vaut mieux être un cas isolé qu'un nom dans le dictionnaire d'Alexandre Najjar. L'internaute aurait envie de maugréer contre la suprématie de la France, mais celle-ci permet tout de même de faire connaître quelques auteurs libanais. De toutes manières, la France se rachète en proposant Les Signets de Langues et littératures arabes. Alors, l'internaute croit avoir atteint le paradis, car cette page est bien construite. Elle suggère quelques bonnes adresses électroniques sur le monde arabe. Les intentions sont sérieuses, bien qu'il y ait peu de sites sur le Liban. Cependant, les Signets envoient l'internaute occidental à L'Institut du Monde Arabe de Paris, un incontournable.
Afin de favoriser la communication entre la France et le monde arabe, Paris a inauguré cet Institut. Le graphisme de son site est de loin le plus beau. Les contrastes, l'ombre et la lumière, représentent bien l'univers arabe. Une introduction intéressante sur la tradition orale est proposée, rappelant que les pays arabes sont à l'origine du roman courtois. Une exposition virtuelle de la bibliothèque de l'IMA fait rêver l'internaute qui, malheureusement, ne peut y avoir accès par le web. Il est aussi un peu déçu de voir que l'on mise beaucoup sur le monde islamique, délaissant ainsi les autres religions du Liban, à savoir les Druzes et les Maronites (« arabe » ne signifie pas nécessairement « musulman »). De plus, l'internaute retrouve la même situation qu'avec la francophonie : dans le monde arabe virtuel, le Liban n'est qu'un nom parmi tant d'autres. N'empêche, le site est très beau et, au moins, il donne un aperçu complet du monde arabe. Car si l'internaute avait voulu en savoir plus sur le sujet, il n'aurait pu compter sur les librairies en ligne.
À Paris, il y a la Librairie Abencerage, spécialisée dans les livres anciens, épuisés et monographiques sur l'Islam et le monde arabe. La page soumet une liste de livres du pays choisi. Seulement, il n'est d'utilité que pour commander et acheter des livres par le web. Encore faut-il connaître l'auteur et le livre en question, car aucun résumé ou extrait n'est présenté, si ce n'est le prix. Ce type de librairie est courant sur le net. On donne accès à un index d'écrivains arabes, maghrébins et le tutti quanti oriental, sans pour autant en dire davantage sur les auteurs.
Curieusement, l'internaute parvient à d'excellents résultats en privilégiant la langue anglaise. Ainsi, en tapant « lebanon culture » sur Google, il est surpris de la quantité des adresses. Ameen F. Rihani est présenté à maintes reprises. Premier Libanais à écrire de la poésie arabe en vers libres, il est considéré comme le fondateur de la littérature arabo-américaine. Auteur très prolifique, il écrit à la fois en anglais et en arabe (on connaît de lui vingt-neuf ouvrages en anglais et vingt-six en arabe). Suite à un bref aperçu de son oeuvre, l'internaute trouve des liens intéressants sur la littérature arabe aux États-Unis. Le cyberspace anglophone propose aussi un profil personnel de Ziad Rahbani. Ziad semble avoir hérité du talent de ses parents, la chanteuse Fairouz et le musicien Assi Rahbani. Il touche à divers domaines, tels la musique, la chanson, le théâtre. Le site de Ziad Rahbani est fort intéressant, car il affiche des extraits de théâtre et propose des auditions de chansons.
Mais le site qui enchante l'internaute occidental, c'est le Al-Mashriq : the Levant. Bien que ce site soit en anglais, il était déjà présent dans les Signets de Langues et littératures arabes. L'internaute se souvient d'avoir lu à son propos :
Ce site est le fruit du travail d'une équipe indépendante, composée de professeurs et d'étudiants. En 1994, il s'est installé à Ostfold College, Halden, en Norvège. Il couvre certains pays arabes du Proche Orient (Égypte, Israël, Jordanie, Palestine, Syrie, Turquie), mais l'accent est surtout mis sur le Liban. Une rubrique est consacrée à la langue et la littérature.
Voilà des mots qui font rêver. L'internaute désespérait de trouver un tel bonheur. Bien que L'Institut du Monde Arabe soit le plus enchanteur du point de vue graphique, l'internaute tend à privilégier Al-Mashriq : the Levant. « Sans doute parce qu'il est le plus spécialisé en la matière », songe-t-il, étourdi par les possibilités d'une quarantaine de chroniques : littérature, armée, géographie, économie, répertoire web, sans oublier un entretien audiovisuel avec Amin Maalouf.
Il est étonnant de constater l'abondance des bonnes adresses électroniques, dans le cyberspace anglophone. Qui dit que l'anglais n'est que la langue des affaires ? On ne peut l'affirmer en voyant ce vif intérêt pour la littérature libanaise, qu'elle soit arabe, anglophone ou francophone. Certes, la langue anglaise détient une longueur d'avance sur le web. N'empêche, c'est une bonne leçon à tirer. Alors que le Liban et la France se préoccupent plus ou moins de la littérature libanaise d'expression française, des internautes anglophones ont le souci de créer des sites sur des auteurs d'une autre culture.
Notre internaute a visité des pages qui proposaient un Liban touristique ou qui effleuraient à peine le sujet de la littérature nationale. Ce genre de périple ne lui a pas permis de retrouver la saveur caractéristique des oeuvres narratives libanaises. On a beau parler des arbres fruitiers ou suggérer des noms d'écrivains, l'authenticité manque lorsqu'il n'y a pas la présence même de la littérature. L'internaute se souvient pourtant d'avoir lu que le Liban est le premier consommateur de livres francophones. Toutefois, ce pays n'est pas le premier à s'occuper de sa propre littérature. Il laisse cela aux étrangers. Il est donc étonnant de constater que le Liban, à qui l'on doit la naissance de l'alphabet, annonce un retard prononcé dans la galaxie littéraire du cyberspace (mais ce retard n'est rien en comparaison des maigres ressources de la bilbliothèque de papier). Cette carence « en ligne » démontre bien que l'institution littéraire se trouve devant un grand défi à relever : faire connaître la richesse de cette culture grâce à cette ouverture sur le monde que propose l'univers de l'internet.
Par FRANCE BOURRASSA Université Laval, Québec © France Bourrassa, 2000
27 février 2006
La présence camerounaise à la Journée Internationale de la Francophonie
A l'occasion de la Journée Internationale de la Francophonie , le Bureau Moyen-Orient de l'Agence aniversitaire de la Francophonie (AUF) a organisé, en collaboration avec l'Association des boursiers de l'AUF, une journée Portes Ouvertes au Campus numérique Francophone de Beyrouth, le 22 mars 2005. Le Cameroun fut représenté par Gwoda Adder Abel Doctorat de philosophie option politique et relations internationales, à la faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Saint-Joseph.
Concours du meilleur stand des pays d'origine des boursiers
Les boursiers de 8 pays différents, à savoir le Cambodge, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, l'Egypte, le Liban, la Syrie et la Tunisie ont participé au concours du meilleur stand des pays francophones organisé par le BMO et l'ABUF. En ce qui concerne le cas particulier du Cameroun. Malgré que représenter culturellement tout le Cameroun est difficile à cause de sa très grande diversité, il a axé son exposition sur le thème de l’unité dans la diversité culturelle au Cameroun. Il a pu présenter, aidé par d'autres étudiants non boursiers camerounais, l'artisanats et rites culturels des différentes ères culturelles camerounaises. Le stand du Cameroun bien achalandé, regorgeait d'une collection d'art fantastique, collection privée d'une étudiante Libano-Camerounaise. La musique triée sur un très grand répertoire a mis sous le feu de la rampe les Faddah Kaoutal, Petit-pays…
En plus des stands, et afin de mieux connaître les pays d'origine des boursiers, des films et diaporamas sur ces pays ont été projetés. Des plats typiques de chaque pays représenté ont été également dégustés. A la fin c’est le stand du Cameroun qui a remporté la première place. Gwoda Adder Abel a en outre reçu un prix particulier sur la création des notices infothèques,
















































